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Un hiver en sibérie avec les tchouktches
Entre rennes, vents glacés et chaleur humaine… Voici le récit de l'aventure « grandeur nature » vécue par Linda dans la péninsule sibérienne du Kamchatka.

Lorsque le temps s'efface
L'hélicoptère survole la mer de Béring et arrive rapidement à notre rencontre, sur les hauteurs de Tilitchiki. Colaï et moi courons dans sa direction, en nous protégeant des particules de glace. Je saute dans l'hélicoptère et saisis mon sac que Colaï me tend en criant : « Davaï ! Oudatchi ! » (Allez ! Bonne chance !). Le co-pilote referme la porte. Il me fait signe de m'asseoir et on décolle déjà, direction Atchayvayam.

A travers le hublot, la nature se déverse dans mon regard : toundra, montagnes, neige, rivière glacée. C'est immense, c'est majestueux. Le goût de ces terres me revient comme si je ne les avais jamais quittées. Les 2 ans et demi qui m'en ont séparée s'évanouissent soudainement. Je suis là. Et j'ai toujours été là.

Sous le ciel d'Atchayvayam
Atchayvayam en hiver, c'est le froid. -30°C ou -40°C :cela n'a pas vraiment d'importance. Nous vivons avec le froid, nous nous adaptons. Dans de telles conditions, les déplacements sont limités au strict nécessaire. Le reste du temps, nous restons enfermés chez nous, derrière les vitres gelées, près du poêle, à boire du thé et à discuter. Les rues du village sont désertées. Et, équipée de mon sous-vêtement technique Activ Body 4 et de ma polaire Climatyl, je suis bien souvent la seule à prendre plaisir à flâner au grand air, en admiration devant le jeu d'ombres et de lumières que projette le ciel. Mais Atchayvayam en hiver, c'est aussi des visages, des sourires, des rires qui vous réchauffent l'âme et vous accueillent comme si vous étiez l'un des leurs.

Et soudain, le départ pour la toundra.
« Linda, tu es où ? Prends vite tes affaires. La motoneige est prête à partir. » Trois jours après mon arrivée, j'embarque pour la toundra, sur le territoire de la 4ème brigade d'éleveurs de rennes.
Afin de me protéger du froid et du vent glacial pendant le trajet, les Tchouktches me déguisent en une sorte de masse informe méconnaissable : des chaussures en peau de renne « Tarbaza », une chaude cape en peau de renne que je mets par-dessus mes sous-vêtements Thermolactyl.

Pendant plus de 4 heures, nous défilons à folle allure sur une couverture blanche qui se déroule à l'infini, jusqu'à ce que nous tombions sur le camp qui apparaît soudainement au détour d'une colline. Les éleveurs restés au camp sortent et nous accueillent avec un grand sourire. Chaque nouvelle visite est une fête pour eux.

Les rennes comme unique ressource
Si le peuple Tchouktche a pu survivre au travers des époques, c'est essentiellement grâce au renne. Il lui fournit la viande, les vêtements et un toit. Les rennes n'échappent pas à la règle de la lenteur en hiver. Pour se nourrir, ils doivent gratter la neige à l'aide de leurs larges sabots et accéder au lichen. Cela prend du temps et par conséquent, le troupeau bouge peu. Jour et nuit, les éleveurs attendent patiemment à ses côtés et veillent à ce qu'il se nourrisse correctement. C'est leur rôle : trouver les endroits riches en lichen, où le manteau neigeux sera le plus mince. Sur un territoire de plus de 1000 kilomètres carrés, c'est l'expérience acquise et transmise depuis des générations qui les guide.

Les éleveurs veillent également à protéger le troupeau des dangers de la nature. En hiver, ce sont les loups. Sous la tente, le soir, nous entendons régulièrement les hurlements de la meute affamée qui déchirent le silence de la nuit. Et quelques fois, la nuit, le loup profite d'une faille et attaque. C'est la loi de la nature.

La naissance des faons
Un après-midi de mai, la joie s'est répandue dans la toundra. Le premier faon découvre le froid et la neige. Il est si drôle à découvrir maladroitement l'usage de ses longues pattes !
Je suis tellement heureuse de vivre ces instants aux côtés des rennes et des Tchouktches. Je me sens l'âme en paix. La toundra fait désormais partie de moi.
Je reviens gaiement du troupeau, pensant aux jeunes faons qui viennent de naître, lorsque je vois la motoneige stationnée devant notre tente. Mon séjour prend fin ... Je m'arrête. J'ai les larmes aux yeux. "Déjà ?" Deux cents autres faons sont attendus et j'aimerais tous les voir... Tous les accueillir ! Mais pour pouvoir revenir, je dois partir. Les Tchouktches le savent aussi. Après un dernier thé, ils me serrent tous la main fermement et me disent : "Allez, à la prochaine Linda !" Le rendez-vous est déjà pris : automne 2015.

UN GRAND MERCI
Au peuple Tchouktche qui m'a accueillie comme si je ne l'avais jamais quitté, à dame Nature de m'avoir laissé profiter de toutes ses merveilles et à Damart Sport pour son soutien. Vos sous-vêtements techniques Thermolactyl et vos polaires Climatyl ont démontré toute leur efficacité en Sibérie !