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Stéphanie Nogues et Souad Rochdi ont participé à leur premier Marathon des sables au Maroc en avril dernier. Elles ont profité des 250 km (divisés en 6 étapes) pour tester les produits Damart Sport.

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Damart Sport
 
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  Pourquoi avez-vous décidé de participer au marathon des Sables ?  
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Stéphanie
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Avec Souad, on travaille toutes les deux à la Fédération française d’athlétisme, et le vice-président, Michel Marle, a participé cinq ou six fois au Marathon des sables. Il nous en a parlé, un an avant, car il voulait monter une équipe pour soutenir l’association « Solidarité Marathon des sables », qui vient en aide aux enfants défavorisés de Ouarzazate, notamment en leur faisant pratiquer un peu d’athlétisme, ou en donnant des cours d’alphabétisation aux mamans. Cela nous a plu de suite.
 
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Souad
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C’est une envie que j’avais depuis longtemps. Je voulais vivre une aventure comme celle-ci, mai pas forcément le Marathon des sables. Michel Marle nous en a parlé, et il nous a inscrites. On lui a dit « Oui, oui, OK, on le fera… ». Mais c’est 50 jours avant le départ qu’on s’est dit qu’on était vraiment inscrites et qu’il fallait vraiment commencer à se préparer. Pour moi, c’était très important aussi de le faire pour une association, et pour découvrir cette région du Maroc que je ne connaissais pas.
 
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  Comment vous êtes-vous préparées ?  
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Stéphanie
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Michel nous a donné des conseils pour la préparation, le matériel à acheter… Il y a plein de petits trucs à savoir, notamment pour que le poids du sac à dos soit le plus petit possible. La nourriture, par exemple, on la reconditionne, car même quand elle est lyophilisée, l’emballage pèse trop lourd… Il nous a poussées, car il était sûr que ça allait nous plaire. On le remercie tous les jours de nous avoir poussées. Pour ce qui est de la préparation physique, on avait chacune seulement fait un marathon (Souad à Chicago en 2007, moi à New York en 2006). En général, j’essaie de courir quatre fois par semaine, avec au moins un footing long de 2h. Deux semaines avant le départ, on a fait l’Ecotrail de Paris, qui fait 18km. On avait pris un sac à dos, pour s’habituer, car durant la course, il allait peser 12 kg, sans l’eau. D’ailleurs quand on regarde les photos des autres concurrents, ça donne l’impression que nous, on partait pour six mois, tellement notre sac était gros. Il faisait la moitié de la taille de Souad (rires).
 
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Souad
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Quand on a couru avec nos sacs, on s’est dit que ça allait être compliqué, mais c’était à quinze jours du départ, on ne pouvait plus revenir en arrière.
 
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  Quel était votre plus grosse crainte au départ ?  
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Stéphanie
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250 km dans le désert, ça représentait beaucoup, mais on n’a pas pris conscience de la difficulté qui nous attendait. On nous prenait pour des folles. Moi je suis partie en me disant que je n’avais rien à prouver et que j’allais faire le maximum. On n’y allait pas pour gagner mais pour terminer la course, vivre l’aventure, soutenir l’association. Cela va peut-être sembler présomptueux, mais je n’avais pas de crainte. Je n’avais pas peur de la chaleur, car je me disais que si je n’en pouvais plus, je me mettais à l’ombre. La nourriture, ça ne me faisait pas peur car j’avais déjà testé les plats lyophilisés, et ce n’est pas mauvais. C’est vrai que j’avais un peu peur du manque d’hygiène, de dormir dehors, des tempêtes de sable, mais aussi des scorpions. La première nuit, il y a deux mecs sur le bivouac qui se sont fait piqués et qui ont dû abandonner. C’était toujours ma hantise, avant d’enfiler mes chaussures le matin. La nuit, je me mettais entièrement dans mon duvet, même quand j’avais chaud, car j’avais peur que les bêtes viennent sur mon visage.
 
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Souad
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Moi, j’ai eu un coup de pression trois jours avant de partir. Je me disais : « Et si mon cœur s’arrêtait ? » J’ai été rassurée quand Stéphanie a appelé un médecin qui lui a dit qu’avant 40 ans, il n’y avait pas besoin de test d’efforts. Sinon, je n’avais pas peur des scorpions. Je disais à Stéphanie : « La seule grosse bête dans la tente, c’est toi… ». En tout cas, elle était très surprise, car je suis très coquette dans la vie, et elle me disait : « Tu sais, on ne va pas se laver… » Mais je me suis mise en « mode Marathon des sables », et voilà, comme des guerrières, on y est allées.
 
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  Comment avez-vous tenu le coup physiquement ?  
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Stéphanie
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Les ampoules ont été mon gros problème durant tout le Marathon des sables, dès la première étape. Je suis sujette à ça depuis toujours, et je n’ai jamais trouvé de remèdes. On n’a peut-être pas assez essayé les chaussures avant de partir. Ca a commencé à devenir horrible, insupportable de la fin de la seconde étape, jusqu’à l’arrivée finale.
 
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Souad
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Moi, j’ai eu des courbatures aux pieds les trois derniers jours. Je connaissais déjà cette douleur, donc je n’étais pas très inquiète, mais j’étais obligée de me masser les pieds à chaque check-point.
 
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  Aviez-vous le temps de récupérer la nuit ?  
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Stéphanie
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On avait du mal à s’endormir tout de suite. On devait s’endormir vers 22h, et le matin on se levait à 5h. Sachant qu’on se réveillait 6-7 fois chaque nuit, dès qu’il y avait un coup de vent, un peu de bruit, ou même un des concurrents qui était somnambule et qui nous a attrapés les pieds… J’ai aussi rêvé que je me faisais attaquée par un serpent, alors que c’était Souad qui m’avait mis un coup de pied en se retournant (rires). Mais on arrivait quand même à récupérer. On a fait attention. Souad avait emmené de la poudre pour faire des boissons de récup, on prenait de l’aspirine pour ne pas avoir de courbatures. On avait une sensation générale de fatigue, mais on n’avait pas de douleur particulières On a bien géré nos efforts, on s’étirait assez régulièrement, même pendant les étapes.
 
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  Avez-vous rencontré des problèmes de nourriture, d’eau ?  
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Stéphanie
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L’eau, on en a manqué sur l’étape de 82km. Pendant deux heures, on n’a vu personne. A un moment, on a croisé des gens dans une voiture, on leur a demandé de l’eau, quitte à écoper d’une pénalité de 30 minutes, mais ils n’en avaient pas. On s’est un peu énervées, ils sont allés chercher une bouteille, mais il a encore fallu attendre encore 20 minutes. Il devait faire plus de 50°c. En revanche, on n’a jamais eu la sensation de faim. Au contraire, sur la fin, avec la fatigue, il fallait se forcer à manger. On ne ressentait plus aucun goût.
 
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Souad
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Moi, je n’ai pas besoin de beaucoup d’eau. C’est une question de gabarit. Je fais 1,56m pour 47kg. Déjà, quand je faisais de l’athlé, je n’avais pas besoin d’eau, on m’appelait « le chameau ». Du coup, c’est Stéphanie qui m’obligeait à boire de l’eau, ce qui m’a permis de ne pas tomber en rade.
 
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  Vous ne vous êtes jamais perdues ?  
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Stéphanie
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Non, juste cinq minutes lors de la grande étape de 82km, car la nuit était tombée et il n’y avait pas de balisage. Je pensais que ça allait être beaucoup plus difficile au niveau de l’orientation. Mais avant de partir, mon père m’avait bien expliqué le fonctionnement de la boussole.
 
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Souad
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Moi, même avec un GPS, c’est une catastrophe. Je n’ai aucun sens de l’orientation.
 
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  Vous avez dû vous séparer lors de la troisième étape…  
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Stéphanie
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Oui, c’est la seule fois. On n’était pas sûres de rester dans les délais, donc comme Souad était en forme, on s’est dit qu’il valait mieux qu’elle parte pour qu’au moins une de nous termine. Je ne pouvais pas aller plus vite. Elle m’a laissée au premier check-point et elle est allée super vite pour rattraper le retard. Moi, je suis arrivée cinq minutes après les délais, mais les organisateurs ont été sympas avec moi.
 
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Souad
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On s’était juré de rester ensemble, mais pour l’association, pour les enfants, il fallait que l’une d’entre nous finisse la course. Je suis partie très vite pour rattraper le temps perdu et je suis arrivée une 1h30 avant l’heure prévue. Mais j’ai morflé, car je n’étais pas prête physiquement. J’ai fait promettre à Stéphanie de ne pas abandonner, même si elle arrivait hors délais. A tous les CP, je lui laissais un message, je demandais aux voitures qui suivaient la course d’aller l’encourager.
 
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  Etait-ce facile de courir à deux ?  
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Stéphanie
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Avec Souad, on ne se connait pas plus que ça. On n’avait jamais couru ensemble, avant l’Ecotrail. Mais finalement, cette journée où on s’est séparées, ça a été la pire pour nous deux. On était vachement contente de se retrouver, de terminer ensemble. S’il n’y avait pas eu cette journée, peut-être qu’on ne se serait pas rendue compte du bonheur d’être toutes les deux. On savait exactement quand il fallait qu’on se parle, qu’on s’encourage. Souad était toujours devant, et je pensais que ça allait la fatiguer de m’attendre, mais elle me disait qu’au contraire, heureusement que j’étais là pour la ralentir, car sinon elle se donnait à fond et se cramait complètement. Elle marchait devant moi, et je branchais mon cerveau sur son dos, son sac, et j’essayais de maintenir la même distance entre nous en permanence.
 
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Souad
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Quand tu as fait du haut niveau (Souad a été championne de France du 5000m, ndlr), ça reste dans les muscles, c’est enregistré. Sauf que tu n’as plus l’entraînement... Du coup, quand tu vas faire un footing, tu as envie de courir très vite, mais tu n’as plus les capacités. Stéphanie a donc été ma meilleure alliée, car sinon, je n’aurais jamais tenu le coup, car j’aurais voulu aller trop vite. On se parlait beaucoup. Moi, je lui demandais si elle avait pris sa pastille de sel, si elle avait envie de faire pipi, si elle voulait qu’on aille plus ou moins vite, qu’on s’étire. C’était une vraie collaboration, une vraie aventure.
 
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Damart Sport
 
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  Avez-vous pu discuter avec les Marocains?  
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Souad
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Je parle marocain, et j’ai pu discuter avec les enfants qui nous encourageaient. Une fois, une gamine m’a demandé d’où je venais, car j’avais un gros accent français. Je lui ai dit que je venais de Casablanca, et elle m’a répondu : « Ah oui, tu viens de New York ! ». Pour eux, c’est tellement loin, que Casablanca, c’est l’Amérique, et Ouarzazate un autre pays. On a aussi parlé de leurs rêves.
 
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Damart Sport
 
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  Quel a été votre meilleur moment ?  
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Stéphanie
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Il y en a eu plein, mais quand je suis arrivée à la fin de la troisième étape, et que Souad m’attendait, c’était un super moment. Il y a un truc que je n’oublierai jamais, ce sont les paysages. On s’en est mis plein les yeux. C’est difficile de voir tout ce qu’on a vu en faisant du tourisme classique.
 
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Souad
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C’est l’arrivée, à Merzouga, où il y a les plus belles dunes du monde. C’était une tuerie ! J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Beaucoup de choses se mélangeaient : la satisfaction de soi, tous ces gens qui nous encourageaient… D’ailleurs, un mois après l’arrivée, j’étais encore dans les vapes. La vie était tranquille. Le désert m’a apaisée. Et puis, il y a eu la disparition de la rédactrice en chef de notre blog (Emilie Poucan, décédée dans le crash de Tripoli le 12 mai, ndlr). Ca m’a un peu détruite.
 
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  Quel a été votre pire moment ?  
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Stéphanie
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C’est pendant l’étape où j’étais toute seule. J’ai dû traverser un lac asséché, ça a duré 2-3h. Je n’ai croisé personne, aucune voiture. J’ai eu comme une crise d’angoisse. Il y avait plein de chameaux sauvages, donc un qui me regardait méchamment et qui ne voulait pas bouger de mon chemin ! C’était monotone, horrible. C’était l’enfer. Il faisait très chaud. J’avais super mal aux pieds. J’ai un peu craqué psychologiquement. Et finalement, je suis sortie du lac, j’ai vu d’autres concurrents, et ça a été mieux. Il y aussi eu l’étape de nuit. On pensait que ça allait être génial. Mais comme d’habitude on arrêtait de courir à 20h, on a commencé à se sentir super mal. Il n’y avait aucun plaisir. Il fallait être attentif aux cailloux, aux touffes d’herbe car il pouvait y avoir des serpents…
 
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Souad
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Moi, mon pire souvenir, c’était à quatre kilomètres avant le CP4 de l’étape de 82km. J’ai commencé à avoir très faim, et je me suis mise en mode « warrior ». Il faisait nuit, et j’avançais très vite. On était dans les temps, mais j’avais l’impression que j’allais tomber dans les pommes.
 
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  Au final, vous avez pris la 917 et 919e place, sur 923 classés…  
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Stéphanie
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Je ne savais même pas…
 
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Souad
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L’idée, c’était de participer, mais aussi de finir. Mais la prochaine fois que je le fais, je le gagnerai ! (rires)
 
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  Un Indien s’est intercalé entre vous…  
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Stéphanie
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Ah oui, Madhu ! (Madhusudan Nagaraja, ndlr). C’est notre copain ! C’est le genre de personne qui nous a permis de garder la motivation. Il est tombé dans les pommes sur l’étape de 82km, car il avait une gastro. Il a dû être mis sous perfusion. On était persuadées qu’on ne le reverrait pas, et à un moment, on l’a vu arrivé ! Il est resté avec nous et il a tenu jusqu’à l’arrivée.
 
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  Seriez-vous prêtes à repartir en 2011 ?  
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Stéphanie
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Je ne dis pas non, car c’était une telle expérience, que je ne peux pas ne pas avoir envie de le refaire. Mais ne serait-ce pas mieux de rester sur ce bon souvenir ? J’ai envie de faire d’autres choses. Je suis de la Réunion, et j’aimerais bien faire la Diagonale des fous. Pourquoi pas du triathlon, traverser la Manche à la nage, l’Atlantique à la voile… Mais mon père et beaucoup d’amis ont envie de faire le Marathon des sables l’an prochain, donc je vais peut-être me laisser convaincre…
 
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Souad
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Non. C’était un moment dans ma vie où j’avais besoin de faire un truc de ce type-là. Je suis une femme de défi, donc j’aimerais faire autre chose. Quand on a fait l’hommage à Emilie, une dizaine de personnes m’ont dit qu’elles aimeraient le faire l’année prochaine. Du coup, peut-être que j’irai dans l’organisation, pour leur montrer que ce n’est pas si facile que ça.
 
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